Les Rencontres de l’Artothèque de Touraine

8 artistes exposent à la Galerie Neuve du 30 mai au 12 juin.

Sculpteur

Nathalie Coutant
L’artiste, c’est celui qui place son âme au cœur de tout ce qu’il fait, parce qu’il voit l’essence des gens, des choses et du monde qui l’entoure.La vie qui joue en moi, aime sculpter, quand je crée, mon âme danse. Mon élan créatif se plait à apporter la sérénité, la quiétude au visiteur. Les sculptures mystérieuses mènent à la réflexion, vers l’autre côté du voile. Les héloïdes sont le symbole de la simplicité, dénuées de suffisance. Les observer avec un regard d’enfant, se laisser toucher par leur quiétude, cette simple présence, sans rien ajouter. Nathalie Charlier Coutant.

Peintre

Chantal Delétang

Au-delà de la technique, irréprochable, de la peinture à l’acrylique ou a l’huile- média privilégiés par Chantal pour réaliser la plupart de ses œuvres – ce qui fascine au premier coup d’oeil est le soin apporté à la restitution d’une couleur « essentielle », non pas seulement décorative mais touchant l’intégralité de notre être en s’adressant aussi bien à nos sens, qu’à notre intellect et à nos sentiments; une couleur aux multiples visages, tantôt légère et sensuelle, tantôt grenue et rocailleuse, peuplée d’ombres mystérieuses ; une couleur alchimique transfigurant la réalité la plus ordinaire en quelque chose de beaucoup plus troublant, ressortissant au monde du rêve, de l’inconscient.  Peu importent à Chantal les questions de forme et de genre revêtus par son œuvre, peu lui importent les modes et les diktats du marché de l’art, ce qu’elle recherche avant tout est la juste résonance entre son monde intérieur et le monde extérieur, une vérité, certes, qui est la sienne mais nous séduit par les interrogations qu’elle fait naître en nous – doutes transparaissant en filigrane, au travers des fins glacis déposés sur sa toile. Une « vérité » toute en modestie, tenant compte des recherches de ses pairs, artistes du présent et du passé ayant éclairé sa propre voie – le Greco, Odilon Redon, Gérard Garouste et tant d’autres encore qui ont su faire vivre la couleur, mieux encore, l’ « habiter »,  pour restituer la complexité des mondes qui nous englobent. Une couleur signalant aujourd’hui son œuvre personnel, reconnaissable entre tous.

Peintre

Juliette Gassies

Co-fondatrice du collectif d’artistes DIAGONALE depuis 1998. Son atelier est situé à Saint Pierre des Corps, dans une ancienne boulangerie réhabilitée en atelier d’art. Ce lieu , « LA BOULANGERIE », réunit des ateliers pédagogiques et des ateliers d’artistes. Co-fondatrice de la galerie d’art auto-gérée « LES COULEURS ET LES SONS SE RÉPONDENT », 27 rue Etienne Marcel à Tours depuis juillet 2020,  elle enseigne le dessin et la peinture aux enfants, adolescents et adultes au sein de son atelier. Sa peinture, figurative, graphique et colorée est faite de couleurs contrastées et d’harmonies chatoyantes.

Peintre

Annick Girard

Regarder la peinture d’Annick GIRARD, c’est comme pénétrer en entier dans un kaléidoscope. Elle travaille ses couleurs jusqu’à obtenir la teinte qui va la satisfaire. Elle adore les bleus et ne s’en cache pas. Elle aime aussi les vitraux, s’en inspire pour certains tableaux. Les lignes qui partagent ses toiles traversent des espaces, créent des volumes, suggèrent des formes, parfois animales ou sensuelles, mais le plus souvent totalement abstraites, ouvertes à l’interprétation du spectateur.

Ce qui frappe aussi, c’est la variété de son travail. Elle explore tout, avec une voracité contenue, raisonnée. Elle sait aussi user de symboles, parfois déroutants, qui donnent une profondeur inattendue à la toile que l’on regarde. Et, cela peut conduire à une méditation productive, de celles dont on se souvient.

Peintre

Laurent Gourbeau

Depuis l’enfance,  je me suis amouraché des grands maîtres et tentais de les comprendre au contact de mon père en m’escrimant des heures durant à essayer de percer leurs secrets. J’ai appris seul. Grâce aux écrits de Dali et aux recettes des grands maîtres, j’ai copié et observé.

Mon travail est avant tout un labeur d’artisan .
Et je tente de faire perdurer une tradition.
Mon influence est donc teintée par les anciens en y mêlant une touche surréaliste, poétique et rock n’roll.

Plasticienne

Marlène Guichard

Artiste lyrique, Marlène Guichard poursuit son exploration du rythme, de la lumière, de la matière, des lignes, du mouvement dans l’expression picturale. Les racines et le ciel imprègnent ses créations qu’elles soient graphiques ou lyriques. L’art plastique est apparu dans son parcours d’artiste lyrique, au hasard d’une prise de vue un matin de 2017. Ainsi sont nés les « Coffee Omen », travail photographique numérique, mettant en scène les traces de marc de café. Au retour d’un voyage en Italie, inondé de lumière, le premier « doré » couché sur papier est venu.

Depuis cette quête de la lumière sur le papier, le métal, le bois ou tout autre support qui l’inspire, est au cœur de sa recherche plastique. Ses tableaux se jouent des lumières, des matières et des espaces et offrent au regard de singuliers jeux d’interprétation. Peinture émotionnelle, esquissant le figuratif pour mieux s’en défaire, ses œuvres se mettent au service des murmures de la beauté du monde.

Plasticienne

Françoise JEANNIN

Professeure d’Arts Appliqués, diplomée de l’E.N.S.E.T , elle expose depuis 1975 . En 1990, elle trouve avec le papier un support qui lui permet de s’exprimer totalement dans d’immenses collages ,puis sous forme de papier mâché pour transformer cette matière ordinaire en d’étonnantes sculptures donnant la parfaite illusion du métal, évoquant le bronze ou le cuivre. Avec les    <GIGANTES >    colliers XXL , broches , boucliers , boucles d’oreilles à suspendre ., bagues ,Françoise JEANNIN questionne la dimension avec le hors d’échelle et l’illusion  du métal en nous proposant des créations poétiques et raffinées.

Photographe

Gérard Lebègue

Gérard Lebègue utilise de vieilles photos d’amateurs.
Il raconte des « Images sans paroles » en tirant de leur long sommeil argentique des personnages qui prennent place dans une nouvelle histoire qu’il crée en fonction de leur regard, de leur attitude.
Il s’improvise scénographe, accessoiriste, metteur en scène ; coupe et recoupe, amalgame en remplaçant par d’autres univers les fonds peints de parcs fleuris et de ciels dégagés des photographes du XIXè siècle.